Rubrique 04 · Santé
Santé : ce qui est observé, et ce qui ne l’est pas
Deux ravageurs concentrent l’essentiel des signalements. Plusieurs maladies que l’on redoute ailleurs en Europe n’ont pas été retrouvées en France sur cette espèce.
La santé du chêne vert est l’un des rares sujets de ce carnet pour lesquels il existe une mesure nationale continue. Le Département de la santé des forêts, rattaché au ministère chargé de l’agriculture, surveille un réseau de placettes et recueille les signalements de terrain. Le guide Innov’ilex publié par le CNPF en tire une conclusion nette : « deux ravageurs sont à l’origine de la grande majorité des dégâts signalés au DSF », le bombyx disparate et le bupreste.
Cette rubrique s’en tient à ce qui est observé. Elle ne recopie pas les listes de maladies théoriques que l’on trouve dans les fiches horticoles, parce que le même guide précise que « certains parasites auxquels on pourrait s’attendre sont absents », en citant nommément les phytophthoras et les chancres à Diplodia mutila.
Le dépérissement n’est pas une maladie
La deuxième page de la rubrique traite le dépérissement, qui est un autre sujet. Il ne s’agit pas d’un agent pathogène mais d’un déficit foliaire durable lié à la station et au climat. Les mesures conduites dans le cadre d’Innov’ilex situent le déficit foliaire moyen entre 45 et 50 % par arbre sur les placettes suivies, et identifient trois facteurs explicatifs : le pH du sol, la température minimale absolue, et la fertilité de la station.
Aucun conseil de traitement, aucun produit et aucun dosage ne figure dans ce carnet. Un problème sanitaire qui dépasse l’observation se signale au réseau de correspondants du Département de la santé des forêts.
04Dans cette rubrique
Les deux ravageurs réellement signalés, le rôle de la station dans le dépérissement, et les seuils de gel qui se contredisent.
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Les ravageurs du chêne vert réellement signalés
Les fiches horticoles listent une dizaine d’ennemis possibles. La surveillance nationale, elle, en signale deux, et nomme explicitement ceux qu’elle ne trouve pas.
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Dépérissement : la station explique plus que le climat
Le dépérissement n’est pas une maladie. C’est un déficit foliaire durable, et les mesures disponibles désignent d’abord la station, pas la sécheresse seule.